vendredi 7 novembre 2008

Archives de mes anciens blogues Partie 1

juin 2006 - Longue vie aux fumeurs!
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-06-12 10:00 - Chronique

Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.


J’ai pensé à quelque chose qui pourrait devenir un bon compromis entre l’asthme et la cigarette… - Asthmoke !





-Après la pluie vient le beau temps et après le beau temps vient la fin de semaine. Encore une fin de semaine à l’eau à cause du mauvais temps. D’un autre côté, ce n’est pas si grave puisque j’ai pu rattraper un peu de boulot. Quand on est travailleur autonome, on a toute la liberté nécessaire alors on travaille toutes les fins de semaine…

Néanmoins, j’ai trouvé quelques minutes pour vous livrer mes impressions du moment.

Anglais, langue seconde à six ans.
L’anglais dès la première année du primaire? Pour être franc, dans la vie que nous menons, ou plutôt dans la vie qui nous mène, l’anglais est un acquis indispensable (du moins en ville). Si mon garçon peut émerger du primaire partiellement bilingue, j’en serai fort content; ça lui servira toute sa vie. J’ai terminé mon école élémentaire en ayant un énorme bagage d’anglais qui comprenait les termes : yes, no, toasteur, biznesse, winnshire, halper, whipeur, parkigne, napkine, anti-swing, pumper et sink (comme dans la phrase « Mets ta vaisselle sale dans le sink »).
Ah oui, j’ai oublié que je connaissais également la célèbre citation « Objects in mirror are closer than they appear », mais j’avoue qu’à l’époque, j’en connaissais vaguement la définition.

C’est donc un mal nécessaire que d’envoyer nos enfants suivre des cours d’anglais le plus tôt possible. Au fait, est-ce un mal? Pas vraiment.

Le cinéma perd des plumes
Quand il ne fait pas beau, on a tendance à jouer les casaniers et à se louer des films. Ici il existe un club vidéo (qui sera bientôt un terme désuet parce que plus personne ne loue de vidéo), enfin bref, il y a une entreprise qui se nomme « DVD à la porte ». Le système est fort simple, on se rend sur le web, on sélectionne nos films et ensuite ils viennent les déposer dans la boîte aux lettres. Même plus besoin de se déplacer, juste un petit clic de souris. Ce n’est pas pour rien que les habitants de Laval soient si gras, mais mon embonpoint se fond bien à la masse alors loin de moi l’idée de me moquer du phénomène…

J’ai un « défi de la semaine » pour vous : essayez de me nommer trois bons films (dans le genre « à voir »), qui sont sortis durant la dernière année. Tic, tac, tic, tac… De grâce, ne me parlez pas des Boys 4 ou de Souvenirs de cow-boy en bobettes, ça ne rentre pas dans ma définition de film « à voir ». Et ne me traitez pas de méchant n’importe quoi, ceci n’est en rien un préjugé homophobe, c’est simplement un dégoût pour les films d’amour de deux heures du genre Patient Anglais.

La cigarette, peine capitale!
Il est maintenant interdit de fumer dans tous les endroits publics. Pourquoi les hippies de l’an 2000 continuent de se battre pour la légalisation de la marijuana? On aura pas le droit de la fumer nulle part! Une question me trotte dans la tête, comment les ouvriers-fumeurs des usines de cigarettes trouvent ça, d’être forcés d’aller fumer dehors? Et au fait, pourquoi condamner les fumeurs, ils le sont déjà… Étant moi-même ex-accro (et nouveau petit-gros depuis que j’ai arrêté), la cigarette ne me laisse pas indifférent. J’ai encore le goût d’en fumer une à l’occasion, mais en voyant tout le lobby autour de la question, à défaut de nicotine, je vais me contenter d’inhaler mon Ventolin.

Ciao
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· 5 juin 2006 - Se faire passer un savon
Michel Bouchard, le Beluet en exil
2006-06-05 09:25 - Chronique

Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.


Les garderies n’auront plus le droit de surfacturer. Bonne chose à mon avis. Lors de la dernière campagne de financement du CPE que fréquente mon fils, ils nous ont demandé de vendre des savons. Pas n’importe quels savons, des savons artisanaux mes amis ! Des savons à cinq dollars, fondus et moulés à même les savons de glycérine du magasin à une piasse. Qui paierait cinq dollars pour un savon ? Et le pire c’est que les savons en question ne détenaient même pas la fameuse mention « BIO » (ce qui signifie, dans mon dictionnaire, que vous pouvez vendre une denrée ou un produit de consommation 90% plus cher que sa valeur habituelle sans aucune raison valable).

On en a vendu une demi-douzaine et pour le reste, on a payé de notre poche. Mais si au moins on avait été prévenu que l’argent amassé servirait à payer un ordinateur neuf et une cafetière filtre à nos chers petits amours, on aurait redoublé d’ardeur…
S’il y a une chose que je saisis mieux maintenant, c’est bien l’expression « se faire passer un savon ».

Ces dangers qui nous guettent
Ah le sport! Hier (dimanche) je me suis étiré un muscle fessier en jouant au hockey. Croyez-le ou non, je parle ici d’un jeu vidéo… Je me suis étiré un muscle fessier parce que j’ai gardé la même position trop longtemps. Alors faites attention quand vous jouez aux jeux vidéos, protégez-vous adéquatement. C’est tellement ridicule comme manière de se blesser, c’est un peu comme se briser le tibia en jouant aux échecs; ça ne fait aucun sens.

Remarque à la remorque
Parmi les différences majeures entre la vie en ville et la vie en région, il y a certainement la taille et la couleur des écureuils, ici ils sont dégueulasses mais ça, vous le saviez déjà.. Il y a aussi des « bebittes » en plus grande quantité : blattes, coquerelles, ténébrions, perce-oreilles, il y en a pour tous les goûts, suffisamment pour en écrire des comptines. Dans mes souliers il y a…

Fru-fru
Voici une petite montée de lait de sept lignes : Mon ancien syndicat (je travaillais dans le merveilleux monde de la construction) m’envoie des dizaines de trucs promo : dépliants, autocollants, calendrier, porte-feuilles, bloc-notes, crayon, calepins, cd-rom… S’ils me harcèlent de la sorte, c’est que je dois, en cette période de maraudage, demeurer dans leurs rangs. Sachez que si je participais encore à ce syndicat par le biais de mon travail, je changerais illico de local syndical. Pourquoi ? Parce que tous ces trucs « promo » que vous m’envoyez très chers (le « très chers » est bien placé…), ce sont les travailleurs qui les ont payés.

Allez, bonne semaine!

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· 29 mai 2006 - Moi, ma blonde et le design!
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-05-29 09:03 - Chronique

Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.


Samedi, j’ai fait un effort et j’ai accompagné ma douce à la Place Bonaventure pour aller voir le Salon International de Design d’Intérieur de Montréal (Le SIDIM). Elle avait reçu des billets gratos de son patron. Donc ça ne coûtait que le stationnement (15$) et le repas gastronomique qu’on pouvait prendre sur place : un petit croissant sandwich (8,75$), un jus (3,50$), un muffin (4,74$). Ah oui, il y a aussi la gardienne à payer : 4$ par heure. Donc, après avoir hypothéqué tout ce qu’on avait (j’exagère à peine), nous avons visité le SIDIM. Des dizaines de kiosques entassés dans une immense salle d’exposition. On y présentait de tout : des tapis en passant par les types de pelouse « in ». Comme je connais un peu le design étant donné que j’ai un diplôme en arts, (que c’est beau la vantardise!) je n’étais pas perdu dans ce monde étrange; mais un profane ne peut pas errer impunément en ces lieux sans une initiation préalable…

Dans le merveilleux monde du Design, il y a des termes à connaître absolument avant de s’y investir plus ou moins (mais moins que plus). Je vous ai donc préparé un petit lexique pratique sur le sujet.

Beau : La notion de beau est étroitement liée à la perception des designers, s’ils disent qu’une chose est belle, ELLE L’EST!
Couleurs, textures et lignes : Art d’agencer tout avec n’importe quoi sous prétexte qu’ils ont un lien commun intrinsèque.
Esthétique : Adjectif qualificatif très puissant utilisé pour convaincre quelqu’un d’acheter.
Gadget : Objet quelconque, mais technologiquement avancé, que les femmes ignorent mais qui fascine tous les hommes.
Mode : Répéter un style tel que vu à l’émission Décore ta vie.
Original : Objet unique et particulier que tout le monde a acheté quand c’était tendance.
Particulier (ou spécial) : Compliment que l’on fait à une personne qui nous montre sa décoration et qu’on ne veut pas offusquer en lui disant que c’est moche.
Rétro : Se dit d’un objet démodé au style quétaine qu’on fait semblant de trouver joli.
Style : Comparer un objet à un autre afin de justifier un solde élevé sur la carte de crédit.
Tendance : Se dit de toute chose qu’on veut vous vendre en vous faisant croire que Meubles Philippe Dagenais ne fournit plus à la demande.
Zen : Se dit d’une pièce terne et sans éclat.

Vous voilà armés pour jaser de décoration et de design des heures durant. À vous de jouer maintenant, à vos sabres, Maître Jedi.

Ciao
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· 23 mai 2006 - Mon fils et les compétences transversales
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-05-23 11:55 - Chronique

Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.

C’est fait, c’est officiel; jeudi dernier, je suis allé inscrire mon garçon à l’école. La plus grosse école primaire à Laval, rien de moins. Plus de 700 élèves, un bâtiment situé au cœur de l’arrondissement Laval-des-rapides. Le gentil directeur est même venu nous dire qu’on avait de la chance que notre fils soit un élève de cette école. De la chance, pourquoi donc ?

Alors j’ai pensé : c’est certainement parce qu’on aide le jeune à se réaliser intrinsèquement en développant son caractère séquentiel à travers les compétences transversales de mise à niveau via des activités adaptées? Non, c’était pas ça. Peut-être est-elle plus sécuritaire alors? Non plus. Ça y est, c’est parce que les notes sur les bulletins des enfants sont en code de couleurs avec une icône effective représentative de l’évolution intellectuelle du client? Non plus! Décidément, la nouvelle réforme scolaire me trouble… Soudainement, le directeur a lancé tout de go, sourire aux lèvres : « On a seulement 28 élèves par professeur plutôt que cinquante-douze parce qu’on a la chance d’être une école défavorisée! » « Défavorisée… Une bonne main d’applaudissement mesdames et messieurs! »

Pourquoi diable? Parce que le gouvernement a décidé que le niveau d’éducation des mères lié à la moyenne salariale dictait cette réalité! WOW ! Je suis tellement soulagé d’apprendre que mon fils ira dans une école défavorisée. J’avais peur qu’il soit négligé dans le maudit réseau privé, vive le système! Moi quand je choisis un motel, je prends toujours le moins bien coté évidemment; comme il est moins achalandé, le personnel d’entretien est plus attentionné quand il fait les lits… Non mais, on me prend pour un con ou quoi?

Pour tous mes lecteurs qui s’en inquiétaient, j’ai commencé la balle-molle hier soir, après deux parties remises à cause de la pluie. Les règlements diffèrent pas mal de la balle-molle qui se joue au LSJ; la glissade obligatoire au marbre, le droit au vol de but, et le respect des signaux de l’instructeur (un instructeur à la balle-molle amicale, voilà qui est inhabituel). Une chance pour moi, il y a quand même les trois règles de bases, celles qu’on retrouve partout : Le sourire, la bière d’après partie et le droit de fumer sur le banc comme en défensive; au moins je ne suis pas trop dépaysé.

Allez, bonne semaine!
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· 15 mai 2006 - Ornithologie, auto-eucharistie et balle-molle : n’importe quoi!
Un texte de Michel Bouchard de Laval
2006-05-15 09:26 - Chronique

Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.

C’est joli des oiseaux. J’aime observer les épaulettes orangées d’un carouge, la crête piquante d’un geai bleu ou le rouge écarlate d’un cardinal en prenant mon café sur le balcon les matins d’été. Ces trois superbes oiseaux, qu’on voit rarement au Lac ou au Saguenay, sont tous présents dans le paysage matinal smogueux de Laval. Et ils seraient encore plus appréciables s’ils n’avaient pas fait leurs *bip-bip de nids dans l’entre-toît de mon bloc appartement. Ils chantent toute la nuit pour me tenir éveillé et profitent du petit matin pour couvrir ma voiture (neuve) de fientes. Je déteste avoir l’impression de déneiger ma voiture en été moi.

Changement du sujet plus ragoûtant… Déambulant dans l’épicerie cette semaine, je cherchais une grignotine pas trop riche en calories, question de ne pas ruiner mon objectif qui est de rentrer dans mon Speedo pour juin. Rayant de la liste les chips, bretzels et les Cracker-jack, folie passagère, j’ai opté pour un vestige de mon enfance catholique : des hosties. Ça goûte quoi des hosties? Ça goûte l’hostie. Non, je fais erreur, sur la boite était écrit en toutes lettres (et je vous jure que c’est vrai) : « au bon goût de retailles d’hosties »; les aromatiserait-on d’extrait d’essence de retailles d’hosties?

Voilà qui vient éclairer le mystère de l’eucharistie.. Mais je pense que tous les gens trouvent particulier l’effet collant au palais que procure la mise en bouche d’une hostie. Enfant, j’allais à la messe en attendant le « lunch » eucharistique. Aujourd’hui, pour quelques dollars, on peut en acheter un paquet dans n’importe quel marché; pas étonnant que les églises soient vides. Au sujet des inscriptions stupides que l’on trouve sur les emballages, récemment, j’ai acheté une boîte d'arachides au Yogourt sur laquelle était marqué en toutes lettres : « Peut avoir été en contact avec des arachides et/ou des noix». Merci de m’avertir, sans cette mise en garde, j’aurais innocemment mangé ces pinottes sans savoir qu’elles avaient été en contact avec… des arachides!

Du coq à l’âne, c’est sous une pluie battante que devrait avoir lieu mon premier match de balle-molle de l’année, je devrais même dire mon premier en 5 ans. Une ligue de « pitons » comme on dit, avec des jeunes et des moins jeunes. Certains sont de la génération X mais la plupart des joueurs sont de la génération post baby-boom; ceux qui ont profité de l’hérésie des années 80 pour remplacer leurs armoires en chêne par de la mélamine blanche. Au fait, on devrait peut-être envisager un recours collectif contre l’inventeur de cette révolution diabolique.

La balle-molle est le seul sport ou on peut participer activement à une victoire sans toucher à la balle, sans courir, sans effort. Je ne perdrai pas mes 30 livres en jouant deux fois par semaine; même que je vais probablement engraisser avec la traditionnelle bière d’après match; celle qui précède la bière d’après l’après match et celle qui suit la… Bon, je n’ai pas besoin d’en dire plus, vous connaissez les règles… Bonne semaine!

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· 8 mai 2006 - Savoir rire de soi! Et de l’autre aussi…

Un texte de Michel Bouchard
2006-05-08 09:27 - Chronique

Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.

J’ai magasiné les voitures dernièrement, et croyez-moi, ici à Laval, ce n’est pas le choix de concessionnaires qui manque. Il doit bien en avoir 3 de chaque marque dans un rayon de 25 kilomètres!

Quand on dit un « vendeur de char », je peux affirmer que j’ai eu droit au roi des clichés. Je commence par téléphoner chez le concessionnaire, question de prendre rendez-vous. « Salut Capitaine! », me lance-t-il avec bonhomie. Déstabilisé par le flux d’originalités sortant de cet homme d’envergure, je le salue timidement et lui signale que c’est pour faire un essai routier. « Pas de trouble mon grand, quel modèle? », le nouveau, celui que vous annoncez en grande pompe partout en même temps; c’est combien pour le modèle de base au fait? « Là Chummy, y’est passé midi et demi pis j’ai pas dîné, on se jasera de ça durant le rendez-vous d’à soir, salut Champion!». Le premier contact était passablement difficile à avaler, mais ayant le goût du risque et étant de nature curieuse, il me fallait voir l’allure de ce gentil badaud.

Je ne fus pas déçu, contre toute attente, l’homme est apparu de brun vêtu, à part une chemise jaune, calculatrice, crayon et carnet rouge dans la poche de son veston. « Salut Mikey! » me lance-t-il en m’empoignant la main et en me serrant contre lui, comme si j’avais passé mon enfance à jouer aux Hot-wheels en sa charmante compagnie. Il m’a fait plusieurs « prix d’ami » et plusieurs « C’est mon dernier prix ». À croire qu’il vendait à perte! Mais il m’a époustouflé quand il a lancé : « Écoute, mon homme, je veux bien faire mon possible mais faut que tu m’aides aussi! ». Ah les vendeurs de voitures, il y en aura toujours un con pour nombre de bons, qui viendra perpétuer les clichés sur leur profession. Non je n’ai pas acheté là, mais j’ai passé un bon moment à voir cet artiste essayer de m’amadouer avec des formules toutes préparées d’avance. Allez, salut Matelot!

Je vais probablement être plus lent à livrer mes chroniques ces temps-ci. Pourquoi ? Parce que j’ai décidé de changer d’outil de travail en fin de semaine. Je me suis acheté un iMac G5. Ça veut dire quoi G5 ? La même chose qu’un Pentium2; c’est à dire rien. 1,9Ghz, rien de moins, ça non plus ça ne me dit rien, mais c’est certainement mieux qu’un Commodore 64. Tout ce que je sais, c’est que ça m’a pris seulement deux heures à trouver le satané accent aigu. La grande différence entre Mac et PC, c’est la qualité graphique! Donc mes textes seront plus beaux visuellement; quel dévouement, qu’est-ce que je ne ferais pas pour vous?

Comme je l’expliquais dans une chronique précédente, je suis un rédacteur. Un rédacteur humoristique de surcroît… Mon travail consiste à écrire des blagues pour des magazines, des humoristes, des… magazines et des humoristes quoi ! J’ai eu la commande d’écrire des blagues sur les habitants des régions. Des jokes de fermiers et de consanguins m’a-t-on demandé. C’est l’image stupide que les gens d’ici ont des régions. Des blagues idiotes comme : « Pourquoi les filles du Lac sont plus belles que les autres filles? Parce qu'elles ont toutes les mêmes gênes! »
J’en ai longuement discuté avec mon épouse et nous avons décidé d’un commun accord que je ne ferais pas de blagues là-dessus, notre maman chérie ne le prendrait pas…

Allez, bonne semaine!
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· 3 mai 2006 - Moi, moi-même et l'environnement

Un texte de Michel Bouchard
2006-05-03 09:23 - Chronique

Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.



Signe que l’été arrive à grands pas : hier j’ai installé mes deux climatiseurs. Un dans mon bureau (je travaille à la maison et à l’étage de surcroît) et l’autre dans mon salon (pour être plus au frais quand je reçois de la visite; et ce même s’il faut crier pour s’entendre parler par-dessus le bruit dudit climatiseur). Bon j’avoue que je ne suis pas soucieux de l’environnement en agissant ainsi. Bel exemple de consommation d’énergie exagérée, mais si je ne fais pas ça, c’est moi qui manque d’énergie au chaud soleil de midi. De plus, ici à Laval, quand on ouvre les fenêtres (au bout de quelques jours) une belle et fine couche poussiéreuse tout de gris colorée recouvre la surface des meubles de l’immeuble (ça rime en crime), ce qui est plutôt gênant.

L’entraînement et la perte de poids…

Qui dit printemps dit : vite, faut perdre du poids! Si je veux rentrer dans mon speedo... Je suis résolu à perdre les 4,8 kilos en surplus qui se sont ajoutés aux 14,6 que j’avais déjà de trop depuis quelques années (j’aurais pu dire 5 et 15 kilos, mais les chiffres absolus sont plus rudes à l’oreille).

Au fait, j’ai un bon truc pour calculer le poids, je préfère perdre des livres mais gagner des kilos les chiffres sont 2,2 fois moins alarmants.

Quand on veut perdre du poids on doit faire deux choses : changer son alimentation et s’inscrire au gym. On est pas gros parce qu’on mange des émotions, manger de la tristesse et de l’angoisse fait pas engraisser, du moins pas comme un frite sauce et deux Mae-West, on est gros parce qu’on mange trop et on ne mange pas bien. Donc j’ai décidé de me prendre en main, je suis allé au gym le plus proche (en voiture) et j’ai pris l’ascenseur jusqu’au bureau d’inscription au second étage. C’est cher maigrir; j’ai opté pour m’acheter le matériel d’entraînement nécessaire, question de rentabiliser la chose à long terme. En deux semaines, j’ai finalement perdu 14 jours et 300 dollars. Je manque de volonté et je ne m’entraîne pas, d’ailleurs, une belle et fine couche poussiéreuse tout de gris colorée recouvre la surface de mon vélo stationnaire.

Gênant je disais plus haut ? (une façon comme une autre de changer subtilement de sujet) Oui, mais ce n’est pas la même gêne que de se rendre consulter un médecin pour en connaître plus sur la récurrence des mystérieux saignements de nez nocturnes de mon fils. « Docteur, je suis très inquiet, mon fils saigne souvent du nez; trop souvent! » « Monsieur il y a trois possibilités : la première serait que votre fils ait de petits problèmes de coagulation sanguine, ce qui m’étonnerait. La seconde s’expliquerait par une possible fracture au niveau de l’os nasal. Enfin, la troisième possibilité, la plus plausible, serait à résoudre de deux façons soit :

A-Lui couper les ongles et B-Qu’il arrête de se jouer dans le nez… » Penaud, je suis ressorti un peu fâché d’avoir attendu 3 heures dans cette clinique.

Zut, je dois arrêter cette chronique, je saigne du nez… Aurais-je des problèmes de coagulation?

Ciao
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· 27 avril 2006 - Le printemps est sublime, le multiculturalisme me fascine et l’inflation me déprime.

2006-04-27 11:20 - Chronique

Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.

Ici, à Laval, le printemps est arrivé depuis un mois et demi. J’en veux pour preuve l’abondance de mouettes rôdant dans les stationnements du McDo, les skateux qui monopolisent les rampes d’accès pour handicapés et les attroupements de goinfres (j’avoue en faire partie) qui font la file pour aller se gaver de Crème Molle pralinée au Dairy Queen. (On dit que les jeunes sont frappés par l’obésité, mais qui leur vend tous ces produits?)

Qui dit printemps dit : fin de l’année scolaire. Après trois ans de loyaux services, mon fils prend sa retraite de la garderie cette année. On va sans doute lui remettre un diplôme et peut-être une montre, question de souligner son apport à la collectivité de la génération C.P.E.. Une chose m’a frappé en inscrivant mon seul et unique enfant à cette garderie il y a quelques années : le multiculturalisme de la ville. On ne connaît pas ce phénomène en région. Mon enfant se nomme Vincent Bouchard et c’est lui qui a un nom étrange ici, d’ailleurs, ses collègues Tyler, Shane, Giancarlo, Fatu, Jalila et Ramen (ça sonne soupe aux nouilles ce nom) vont tous finir en même temps que lui. C’est une étape dans la vie ça, bravo fiston! Je te loue une limousine pour le bal?

Ma visite au Centre Bell
J’ai finalement trouvé des billets pour aller voir une partie des Canadiens au Centre Bell. C’était le 8 avril dernier, une défaite de 3 à 2 contre les Devils du New-Jersey. Les billets valaient 133 $ pièce. Je suis parvenu à mettre la main sur une paire de ces précieux bouts de carton pour un petit 350 $. Merci à mon contact, un gentil revendeur qui m’a fait un rabais d’ami car habituellement, ces billets se revendent 400$ la paire. Heureusement, Tony (appelons mon revendeur de billets comme ça) a devancé de quelques mois la baisse de la TPS à mon profit!

Nous étions donc dans la Zone Desjardins, c’est un étage au grand complet indiqué Zone Desjardins. À ma grande surprise, sur cet étage; on ne retrouve aucun guichet automatique… Ça s’appelle la Zone Desjardins! La seule façon de retirer des sous est d’aller en bas et défrayer un petit 2$ de frais de transaction dans un généreux guichet Datawest. Et c’est dans ce même Centre Bell, autrefois nommé Centre Molson qu’on peut se tremper les lèvres dans un verre de bière en fût pour la modique somme de 8,75$; une aubaine. À Ottawa, au centre Bank Scotia, non seulement on y retrouve des guichets Scotia, mais la bière est à 6,25$. Viva la Molson Canadian! J’avais oublié qu’il y avait un taux de change entre Montréal et Ottawa, pourtant…

Parlant de taux de change, ne faites pas le saut si vous allez dans un cinéma à Montréal. Un billet c’est 12 dollars, quelques fois davantage. Donc pour le coût de deux entrées, vous avec la mise de fond nécessaire pour acheter le DVD quand il sortira… Ou pour changer de voiture, à vous de voir!

Ciao
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· 24 avril 2006 - Le Lac St-Jean : Une simple destination camping
2006-04-24 09:36 - Chronique

À toutes les semaines, un autobus quitte la région, rempli de jeunes qui vont faire « carrière » en ville, faute de travail local.

Voilà maintenant plus de 3 ans que j’ai quitté le Royaume de la tourtière pour gagner ma vie dans le merveilleux monde des médias. Pourquoi je ne trouvais pas d’emploi dans mon patelin? « C’est ben trop loin! »

Donc j’ai quitté mon Lac St Jean natal pour me retrouver dans la « grande-ville », plus près des gens qui décident, parce qu’avant, quand je postulais, je me faisais toujours répondre : « Fort dommage, le L-S-J c’est trop loin pour vous donner le poste, si on a besoin de se rencontrer en personne c’est trop compliqué, en passant, ma belle-sœur vient de Robevalde vous la connaissez peut-être; et c’est pas loin de Bichougamau si je me souviens bien; parce que le neveu de mon mari étudie les rituels tribaux des gens qui vivent là-bas... » Les vilains de la ville ne veulent pas que ça vienne de trop loin, ils ont un mépris profond et une crainte à peine avouée des régions. Ce sont des destinations camping envisageable sans plus.

Me voici donc dans la Métropole : Montréal. J’aurais dû dire Laval, mais bon on se chicanera pas pour dix minutes en voiture (cinquante à l’heure de pointe). Parcourant les entreprises avec en main mon baccalauréat interdisciplinaire en arts avec option en cinéma et vidéo (on nous demande de faire des c.v. de une page, mais juste le nom de mon diplôme en prend le quart, j’avais déjà une prise contre moi). Ma deuxième prise était ma façon de prononcer l’anglais avec des « ch » soufflés et des « r » baillés. Heureusement, Montreal is a bilingual city!

Ironiquement, juste avant de me faire « striker », j’ai trouvé un boulot ici. En rédaction en plus ! En demeurant au Lac cela aurait été impossible. Encore plus ironiquement; je travaille à domicile, rien de moins. Je me rends aux bureaux de l’éditeur au maximum deux fois par an, tout se fait à distance (parce qu’avec Internet il n’y a plus de distances). Transfert de fichiers, correction des textes, télécopies des contrats, services de messagerie, conférences téléphoniques, messagerie texte.

Oui, oui, je travaille de mon bureau, sur mon ordinateur, dans appartement! Et une aubaine en plus : 695$ par mois non-chauffé, non-éclairé (un gros merci a monsieur Thierry Vandal pour ses augmentations tarifaires). J’ai donc quitté un chez-moi pour aller travailler dans un chez-moi plus loin parce que le premier chez-moi était trop loin même si je travaille quand-même chez-moi… Je déménagerais dans un chez-moi à Tombouctou que l’éditeur s’en rendrait pas compte.

J’ai fait un choix et je vais persévérer dans ce choix, je vais demeurer à Laval, la capitale nationale des centres d’achats remplis de moches, envers et contre tous. Parce que j’ai la tête dure : je suis un beluet!

Mais entre nous, comment ne pas rire de gens qui confondent tourtière et pâté à la viande; qui froncent les sourcils quand on dit « à cause » et « ceuse-là » mais qui disent sans arrêt « my god » et « you know » et surtout, des gens dont le fromage ne fait kouick-kouick que lorsque les pentures du couvercle de la poubelle s’ouvrent pour le recevoir?