Le temps!
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-11-24 14:40 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Le temps c’est ce qui nous manque à tous. On a pas le temps de jouer avec notre fils dehors à tous les jours, on a pas le temps de vider les gouttières, on a pas le temps de lire le livre qu’on a acheté avec empressement en décembre 2001, on a pas le temps d’aller observer les oiseaux au Parc Lafontaine (même si j’avais le temps, j’avoue que je n’irais pas!). On a jamais le temps de rien. C’est à peine si on a le temps d’avoir le temps! J’aimerais faire de l’exercice et maigrir un peu, par contre, je ne trouve pas le temps, mais il faudra m’y efforcer puisque l’étiquette de mes chandails ressemble plus à une date en chiffres romains qu’à une grandeur de T-shirt!
Pourquoi ce temps est-il si précieux? Parce qu’on en a peu, à peine quelques années pour en profiter, et en fin de semaine, je devrai encore repousser tous mes projets familiaux parce que j’ai du boulot è terminer. C’est partie remise comme on dit inlassablement dans ces circonstances là! Mais on ne rattrape jamais ce temps là, il est perdu, et il ne reviendra jamais. Quel philosophe rempli de clichés je fais aujourd’hui…
Parlant de clichés, cette semaine, on a fait grand état du principe de reconnaissance de la Nation Québécoise par le Canada au Parlement. Quelle perte de temps inutile et onéreuse! On a pas besoin de l’avis de personne pour être une Nation (avec un grand N), on le sait quand on en est une c’est tout! C’est comme l’orientation sexuelle; on ne la choisit pas, on est ce que l’on est! Et moi, un dos velu, une moustache et une pomme d’Adam ça me lève le cœur! À la question : Le Québec est-il une Nation distincte, ce n’est pas aux autres à nous le dire, c’est à nous de faire l’examen de conscience!
Ici à Pointe-Calumet, on a pas encore eu de neige; que du gel de surface au sol en matinée mais sans plus. Ah! Il y a bien eu cette petite grêle le matin de mon déménagement en octobre, mais c’est normal, c’était le jour du déménagement! Il serait tombé une pluie de météorites que ça ne m’aurait pas étonné du tout! C’est moi qui n’ai pas le « chic » dans ces occasions là. C’est un peu MA loi de Murphy. Pour mieux illustrer la chose : Il y a deux semaines, j’ai fait la couverture de mon cabanon en bardeaux et à l’instant où j’ai posé la première feuille, il s’est mis à mouiller et ça a duré 8 jours! Si 17 bières pleines se trouvent devant moi et qu’une seule contient un mégot de cigarette, c’est dans elle que je vais boire; si je vais à au petit coin, c’est 22 secondes trop tard que je me rends compte qu’il n’y a plus de papier… C’est un complot contre ma personne j’en suis convaincu, Dieu me met à l’épreuve!!!
Je parlais du temps plus haut, eh bien je n’en ai plus! Passez une belle fin de semaine, j’attends vos commentaires!
Ciao
Michel Bouchard
Bic22@hotmail.com
http://lbr.ca/article-13-4653.html
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• 17 novembre 2006 - Le mâle…
Vendredi 17 Novembre 2006 - 10h20:39
Le mâle…
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-11-17 10:18 - Commentaire d'opinion
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Cette semaine, des dizaines d’articles ont fait état de la situation précaire du « mâle » dans notre société. On dépeint les hommes des téléromans comme des lâches, des « couillons », incapables de prendre des responsabilités, peu enclins à s’assumer en tant qu’hommes. Des machos, des pleutres, des mous, qui ne pensent qu’au sexe et aux beuveries. Finalement, c’est en partie vrai, mais une nuance est importante. On dépeint le mâle dans un moment bien précis de sa vie : le Cégep!
Chronique actualité
Lu sur le site de LCN : Saguenay : des jeunes qui se droguent au vu de tous.
Ouache! Des jeunes de 13 à 15 ans en plus! Bien content d’avoir la chance d’élever mon fils en ville, l’éloigner des régions ou les mauvaises fréquentations, la drogue et la prostitution sont légions! Oui, c’est une mauvaise blague, je sais.
Éditorial
Il semble que l’engouement pour les nouvelles consoles de jeux Playstation 3 et Wii de Nintendo soit démesuré. Au Centre-ville de Montréal, des « gamers » passent la nuit dehors, devant les portes de magasins d’électronique afin d’être certains de mettre la main sur un jeu à plus de 700$ après taxes… Pour une fois que les « gamers » sortaient dehors, j’espère que le soleil n’a pas endommagé leurs fragiles yeux. Je ne comprends pas cette frénésie, attendez deux mois et il y en aura tant que vous voulez des consoles. Je suis peut-être trop vieux pour comprendre, j’imagine qu’il faut être un peu déconnecté pour rester branché!
Histoire
Ça me rappelle la sortie du dernier StarWars; je suis allé le voir le premier jour de sa sortie… Non, détrompez-vous, je ne suis pas un grand fanatique de cette série faussement culte. Un ami m’a appelé pour savoir si ça me tentait d’aller voir le film avec lui un jeudi soir à minuit. J’ai dit « Oui, pourquoi pas, je ne travaille pas demain! » Arrivés cinq minutes avant le début de la projection, nous avons eu des places sans difficulté. J’avoue que le cinéma était presque plein. Autour de nous, une véritable horde de gens déguisés en personnages de StarWars qui sentaient pas bon parce qu’ils avaient fait la file depuis la veille afin de voir le film habillés en Yoda et en Obiwan! Des fois on se retrouve dans des endroits étranges sans qu’on l’ait vu venir!
Courrier
Salutations à tous et particulièrement à Miss50cents.
Lisez-moi sur www.lbr.ca
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• 10 novembre 2006 - Bribes de vie de banlieusard!
Bribes de vie de banlieusard!
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-11-10 09:44 - Chronique
- / LBR.ca / - En dépaquetant des boîtes cette semaine, je suis tombé sur une véritable cargaison de jeux de lumières de Noël. D’ailleurs, j’ignore pourquoi on utilise l’expression « jeu » de lumières car ce n’est pas du tout un jouet, casse-tête serait un terme plus approprié… Emberlificotés dans cette grosse boîte pêle-mêle, je les ai sortis et par un sursaut de perte de temps, j’ai décidé de les démêler pour les vérifier afin de voir lesquels allaient allumer. À ma « gigantissime » surprise, sur les 18 jeux, 16 étaient fonctionnels et là-dessus, seulement deux ou trois ont eu besoin d’un léger brassage frénétique pour que la lumière soit!
Dupé par les sempiternelles publicités télévisuelles qui nous bombardent sans arrêt, j’ai acheté un tube de dentifrice avec un supplément extra blanchissant à base de bicarbonate de soude (de la pâte à dents avec de la petite vache…). Ouache! Ça laisse un rafraîchissant arrière-goût de filet de morue et une haleine de souvlaki. Je vous le déconseille ardemment!
Cette semaine, mon beau-père (qui est en visite), regardait attentivement un « soap » d’après-midi à la télé (oui, je devrais dire un feuilleton ou un roman-savon je le sais). Attendant son tour pour regarder « Atomic Betty » à la télé, mon garçon de cinq ans l’a regardé et lui a dit (et je vous jure que c’est vrai!) : « Grand-papa, ça achève-tu ton émission poche? » Cinq ans et il déteste déjà « Les feux de l’amour », je suis si fier de mon fiston!
Toujours au sujet de mon fils, il me regardait sagement travailler quand tout à coup, la bibliothèque de mon bureau a attiré son attention. « T’as beaucoup de livres papa! » En effet, il y a bien des variétés de livres dans cette bibliothèque : du Parrain en passant par Harry Potter, de l’encyclopédie du cinéma en passant par le guide de l’inexpliqué. De Dan Brown en passant par Ian Fleming et une dizaine de biographies sportives… Il a fallu que le seul livre qui a vraiment attiré son attention ne soit ni le Livre des Records, ni un album des Schtroumfs d’une école primaire jamais rapporté. Non, le livre qu’il a voulu regarder a pour titre : Playboy en privé, l’histoire illustrée du Manoir! J’ai donc rapidement placé le majestueux recueil en haut de la bibliothèque. Mais j’avoue que j’ai trouvé la chose bien drôle… Je suis si fier de mon fiston!
Des choses et d’autres…
Le langage des commentateurs de hockey me fait vraiment sourire, ils parlent des attaquants « physiques » et de la « chimie » dans le vestiaire… La chimie et la physique; et dire que la plupart des joueurs n’ont même pas de secondaire cinq… (c’est un peu méchant ça).
Est-ce qu’ils inscrivent que toute reproduction est illégale au début des films XXX?
Comment peut-on expliquer que dans les Caisses Pop, les services au comptoir sont ouverts environ 122 minutes par semaine et que les caissières choisissent ce moment là pour partir en pause?
Pour ce qui est des courriels et des commentaires…
Ah qu’il fait bon de recevoir quelques commentaires de la sorte!
Merci à Julie pour ses gentils et réconfortants commentaires qui me poussent à me forcer encore plus pour offrir une chronique des plus divertissantes. À Miss50cents qui se dit accro… Tu sais, tu peux également me lire dans Summum, Safarir, Hockey News, Chfans, Zymotiques et bien d’autres endroits… Tant qu’à y être, faisons de convergence nous aussi! À la Beluette Enracinée, je salue tes collègues de bureau et je leur promets que tu ne vas plus photocopier ton postérieur; et à Manon (je me permets également de t’appeler par ton prénom), je suis très content d’avoir aidé LBR à conserver une cliente, merci c’est tout un compliment.
Enfin, bizou à ma douce qui a laissé un petit commentaire coquin sur le blogue…
Avec l’achat de ma nouvelle maison et toutes les dépenses que cela comporte, je ne suis pas à un compte en retard près… Je vais donc, contrairement à mon « éthique », régler un compte ici même sur LBR.ca…
En réponse à Adam qui me chante la pomme sur mon manque de préoccupation sociale et sur le nombrilisme de mes chroniques… Non, je l’avoue candidement, je n’ai pas la conscience sociale. Je ne suis pas un défenseur de la nature, pas un combattant de la pollution, pas un anti-mondialisation, pas un farouche opposant à Israël et je n’écoute pas les Saisons de Clodine. Comme la plupart des gens dans ma situation, je suis partisan des Canadiens, je travaille fort (même si Lucien Bouchard pense le contraire), j’aime la bière, je mange un trio à l’occasion et bien que je porte à bâbord, je ne suis ni de gauche ni de droite. Enfin je suis en faveur de la séparation du Québec davantage pour des raisons économiques que patriotiques.
Mais une chose que je déteste, c’est d’être jugé gratuitement, ça me fait le même effet que les fibres et les pruneaux! J’ai le droit d’être neutre, pour ou contre n’importe quoi, ça me regarde. Cela dit, j’ai proposé cette chronique dans le but d’exposer, à qui veut bien les lire, mes impressions sur la vie en dehors des frontières du Saguenay-Lac-St-Jean. Je ne suis pas Richard Desjardins, je ne suis pas Pierre Falardeau et je ne suis pas Jeff Filion. Je raconte ce que je vis et ce que je vois d’un point de vue qui est le mien. Je ne tiens pas à m’acharner à dénoncer l’exploitation des enfants-ouvriers forcés de fabriquer des ponchos en mousse de nombril (vendus à gros prix à Manhattan). Je raconte les choses comme j’ai le goût de le faire et sans arrière pensée… Ou presque! Donc salutations à Adam (sans rancune) et je t’invite à me répondre sur le blogue!
Ciao tout le monde !
http://www.lbr.ca
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• 3 novembre 2006 - Mission accomplie!
Mission accomplie!
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-11-03 12:42 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Et voilà! C’est fait, je suis déménagé dans ma nouvelle maison. Je suis officiellement un Calumet-pontois d’adoption (bien que je demeure un « beluet » de naissance et dans l’âme). Depuis maintenant cinq jours, je couche dans ma maison.
Les « guedis »
Une lampe par ici, une poignée de douche par là, un Convectair par ici, une bibliothèque par là; c’est pas long que les factures s’accumulent dans une nouvelle maison… On doit acheter toutes sortes de « guedis » qu’on avait jamais achetés auparavant. Comme une goupille de carillon de d’entrée, 8 pieds de fil électrique de 220 volts, un coupe-froid de porte en aluminium et de la peinture à asphalte… Ouache! Non mais c’est tu plate acheter ça? Faites–moi acheter un set de patio ou une brouette, à la rigueur une échelle de 16 pieds, mais pas des supports à tablettes, des tuyaux de sécheuse en tôle ou pire, des manivelles de remplacement pour des fenêtres en pvc de type battant… Personne m’a parlé de ça avant d’acheter! Clé en main qu’on m’avait dit… Mais on m’a pas dit que c’était moi qui devait poser la serrure!
Oui, j’exagère un peu beaucoup… Car un fait important demeure, quand on est chez-soi, on est chez-soi! Quel grand philosophe je suis aujourd’hui n’est-ce pas : quand on est chez-soi, évidemment qu’on est chez-soi! Et une patate est une patate quoi qu’on en dise. Mais d’un autre côté, quand on est chez-soi, on est également chez notre prêteur hypothécaire car c’est aussi à lui cette maison là! Bon, trêve de divagations sur des thèmes et des anathèmes qui n’ont aucun rapport.
Courriels
À la demande générale et devant la tonne de courriels (3) que vous m’avez envoyés (j’aurais eu assez d’un Post-it jaune de trois pouces pour les imprimer), j’ai décidé poursuivre l’idée de répondre aux questions touchant ma chronique.
Un gros merci mon neveu pour le premier courriel qui voulait m’informer qu’à peu près personne ne laissait de messages et de commentaires sur le blogue, merci mais j’avais remarqué et en passant, tant qu’à y être, tu peux me laisser ce genre de réflexion sur le blogue justement, pour essayer d’emmener un effet d’entraînement… (Salutations sincères à Miss50cents).
Également un gros merci au fraudeur tamoul pour le second courriel qui m’offre de mettre la main sur un héritage de 100 millions en échange d’un chèque de 5 000$, avec toutes les factures, je vais passer mon tour. Quant à la compagnie qui me demande si je veux élargir mon engin reproducteur, je dois en discuter avec ma copine d’abord, mais l’option m’apparaît envisageable… Heu j’ai encore trop parlé ou quoi ?
Bye tout le monde, j’attends vos commentaires!
Et lisez mon blogue : http://michelbouchard.blogue.ca/
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• 20 octobre 2006 - Compte à rebours
Compte à rebours
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-10-20 10:12 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Voilà, nous y sommes : dernière semaine avant le déménagement. Les boîtes sont pratiquement toutes empaquetées, le rideau de la salle de bain est décroché, d’ailleurs les voisins d’en face attendent le bain de ma blonde avec impatience et aussi avec des longues-vues. C’est probablement notre dernière semaine à loyer de notre vie de couple! (à moins que les baby-boomers qui nous gouvernent quadruplent les taux d’intérêts d’ici cinq ans afin de combler les fonds de pension qu’ils ont déjà dépensés).
Un fait assez étrange; alors que je m’apprête à emménager dans ma demeure, j’ai des offres de contrat qui pleuvent (pour ceux qui ne sont pas des habitués de ma chronique, j’ai quitté la région pour me rapprocher des contrats…) Voilà qu’on m’offre des contrats à Alma, à Saguenay et dans le Haut du lac! Décidément, fallait sortir le gars du Lac pour que le Lac essaie de le ramener!
Petite note hors-sujet :
Les créateurs de publicités nous prennent vraiment pour des épais… Par exemple : les annonces de voitures. Pouvez expliquer pourquoi toutes les marques se disent « meilleur vendeur de sa catégorie »? Serait-ce parce qu’il ont inventé une catégorie par modèle de voiture et qu’ils ont encore subdivisé ces modèles par le nombre de marques? Ou pire encore, les récompenses : voiture de l’année selon l’AJAC… Pourquoi toutes les voitures ont gagné ce fameux prix? C’est vraiment n’importe quoi.
Quelques réponses aux fidèles lecteurs :
En réponse aux courriels de madame Lemieux de Jonquière (j’ai mis courriel avec un « S » parce qu’elle m’a envoyé six fois le même…) qui me demande pourquoi je ne reviens pas m’établir dans la région maintenant que mon « nom » est fait, je dirais ceci :
Chère madame, je sais maintenant que j’aurais du travail à volonté au Royaume des bleuets, mais maintenant je suis bien en selle ici, mon fils a ses amis, ma blonde a un travail assuré pour lequel le salaire est environ 33,454343% plus élevé en ville qu’en région. Je viens de m’acheter une maison (non mais y’est tu tannant avec ça lui), je suis dans des ligues de hockey et de base-ball; bref, j’ai carrément refait ma vie ici et je n’ai pas le goût de recommencer, d’autant plus que les opportunités d’avancement sont plus courantes ici.
À madame Simard de Dolbeau qui me demande ce que je pense de l’exode des jeunes et des coupures un peu partout dans le monde industriel, je dirais que je ne suis pas du tout d’accord avec vous, il vaut mieux préserver des vies que de préserver la forêt. Oui l’idéal serait de marier les concepts d’emplois et de conscience de l’environnement, mais on parle de monde idéal, et nous n’y vivons pas dans ce monde… À quoi bon vivre dans un environnement sain si les gens crèvent de faim? Cela dit, il faut également faire des efforts pour l’écosystème, le temps presse… et papiers! (quelle blague de mauvais goût)
Enfin à monsieur Maltais d’Alma (vague impression que je te connais toi…), et bien non je ne suis pas capable de prononcer le mot « Papeterie » sans avoir l’air efféminé. Par contre, pour ce qui est de lécher son coude, malgré le fait que je n’y arrive pas (qui peut le faire? Martin Deschamps?), je ne vois pas l’intérêt de poser un tel geste. Lécher son coude… Y a t-il une partie du corps humain qui est aussi rude et est moins agréable à toucher qu’un coude??? En passant, ton courriel m’a rappelé de bien beaux souvenirs… Ah! Il y a en effet un temps pour faire la fête et ça s’appelle le CEGEP,
Alors voilà pour ma dernière chronique en direct de mon logement! La prochaine sera composée directement de mon nouveau chez-moi, probablement vendredi le 3 novembre, d’ici là, priez qu’il ne mouille pas le jour du déménagement, je vais accrocher un chapelet sur la corde à linge… (quoique ici en ville, on est mieux vu avec un Kirpan et un turban qu’avec un chapelet!)
Allez, Ciao tout le monde !
P.S. Et pour vos commentaires, laissez-les sur le blogue, que tous puissent les lire!
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• 13 octobre 2006 - Des questions...
Des questions...
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-10-13 13:00 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Salutations!
La vie de rédacteur-travailleur autonome n’est pas la plus simple qui soit. C’est un peu comme des montagnes russes ou pire, comme un manège de Beauce Carnaval : Tantôt en haut, tantôt en bas, pas certain de tenir la route, ça secoue, ça remue, quelques fois on vomit quand ça descend trop sec et on perd même quelques boulons en cours de route. Mais le pire ce n’est pas les hauts ou les bas, c’est entre les deux, quand on ne sait pas à quoi s’attendre. C’est soit une montée vertigineuse, soit une descente abrupte. Je saurai quelle tangente je vais prendre d’ici un mois; l’attente est insupportable j’avoue; les contrats en rédaction ne courent pas les rues. Une pige ici, une pige là, une pige à côté, une pige en dessous; on arrive à se faire un salaire plutôt raisonnable et gratifiant. Mais encore faut-il les trouver ces piges!
Des questions me trottent dans la tête ces temps-ci, j’ai quelques réponses, quelques ébauches de réponses… Mais la plupart de ces questions sont sans issue.
Q : Savez-vous pourquoi il faut entrer notre code postal quand on va sur le site officiel de Canadian Tire? R : Parce que les prix varient d’un magasin à un autre… La circulaire hebdomadaire offre les même produits mais à des prix différents selon la région!
Q : Comment se fait-il que les gouvernements arrivent à se mélanger dans nos renseignements personnels au moins une fois par année alors qu’une simple boîte de piles AA achetée chez Radio-Scrap en 1987 leur permet de tout nous dire sur notre vie en un seul clic? R : Argh!
Q : Est-ce que quelqu’un peut se vanter de ne jamais avoir sacré contre un Dvd parce que ça prend une véritable éternité de taponnage, de bande-annonces, d’avertissements, de menus, de sélection de langage et de cent-unes manœuvres avant que le film commence? R : Ma mère parce qu’elle ne sacre pas… Et aussi parce qu’elle ne sait même pas quelle est la bonne télécommande pour faire fonctionner son lecteur Dvd… Pire encore, elle est du genre à mettre un disque dans son VHS! (je t’aime quand même maman)
Q : Comment retrouver les dix criminels les plus recherchés au pays en quelques jours seulement? R : Demandez au Club Columbia de les retracer, au pire, ils vont se pendre.
Q : Pourquoi les quincailleries vendent encore des plinthes de chauffage beiges avec les thermostats assortis?
Q : Pourquoi les primes d’une police d’assurance vie varient d’une compagnie à l’autre pour le même montant assuré? J’ai récemment vu une compagnie X charger le double d’une compagnie Y pour un produit en tous points identiques! Faut-il comprendre que la compagnie X estime que notre vie vaut davantage que la Y?
Q : Quelqu’un trouve logique le fait que l’on doive payer des frais de transaction pour placer de l’argent dans une banque (et encore plus dans une caisse…)?
Q : Comment peut-on faire des statistiques sur l’Américain moyen alors que le deux tiers de la population est obèse?
Q : Pourquoi les compagnies qui fabriquent la mélasse ne font jamais de campagne publicitaire? R : Peut-être parce qu’il n’y a qu’une compagnie qui en fabrique, qui sait?
Q : Comment une personne logique et normalement constituée peut se faire prendre dans une fraude par Internet dans un message demandant d’envoyer 10 000$ à un haut dignitaire Nigérien en retour d’une somme de 10 millions? R : Brassens disait : « Quand on est con, on est con! ».
Q : Pourquoi les blancs commencent avant les noirs aux échecs? R : Parce que ce n’est pas le Docteur Mailloux qui a élaboré les règles, puisque si c’était le cas, les noirs seraient premiers dans les échecs!
Que de remplissage de page n’est-ce pas ?
J’attends vos commentaires!
Ciao
http://lbr.ca/article-13-4325.html
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• 6 octobre 2006 - C'est absurde !
C'est absurde !
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-10-06 10:11 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Les stationnements me font royalement suer à Montréal. Il faut tourner autour d’un building au moins dix fois avant de trouver un endroit où l’on peut stationner et quand on a enfin trouvé le trésor libre, il faut savoir lire les pancartes! « Stationnement interdit entre midi et septembre de avril à quatorze heures via le solstice et la lune croissante quand le versant nord du Mont Royal a perdu sa dernière feuille et que les chemises de l’archiduchesse sont chez le nettoyeur à sec… Résultat : 43 dollars d’amende.
D’ailleurs, les parcomètres fonctionnent avec des pièces de deux dollars et il faut en mettre deux pour avoir l’espace à nous pour deux heures (ce qui est le maximum…). Quand on y pense, un parcomètre de la ville de Montréal gagne passablement plus cher que le Péruvien moyen…
Parlant de gros sous, dans un encan à but très lucratif, les décideurs de la maison Heritage ont annoncé qu’ils allaient mettre en vente des objets de collection reliés au monde du show-business. Parmi les objets disponibles aux plus offrants, il y a des choses ayant appartenues à des vedettes comme par exemple une guitare de Eric Clapton ou de Kurt Cobain, ce qui représente un véritable petit trésor pour un collectionneur.
Il y a cependant des objets dont je ne vois pas de véritable valeur… Un morceau d’avion rescapé de l’accident qui a causé la mort de Roberto Clemente, la montre que Buddy Holly portait au moment ou il a rendu l’âme, la boucle de ceinture de la Porshe Spyder de James Dean quand il s’est tué… Morbide et macabre tout ça! C’est comme ceux qui prennent des photos des gens décédés dans une tombe; je ne vois pas une seule bonne raison de conserver de tels souvenirs… Quand on a perdu un être cher, il me semble que ce qu’on veut garder en mémoire, ce n’est pas l’image d’une personne morte, couchée dans sa tombe; et ce même si les gens ont tous dit « Mondoux, qu’y se ressemble, y l’ont tu ben arrangé! ». C’est certain qu’y se ressemble, c’est lui mais avec les yeux fermés!
J’oubliais, parmi les objets mis en vente, il y a une canne de Charlie Chaplin. Une canne de Charlie Chaplin, hum… Je me demande ce que ça goûte du Charlie Chaplin…
Laissez moi vos commentaires!
Ciao
MB
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Blogondes de choc Lisez-moi sur LBR.ca
• 29 septembre 2006 - Aux armes compagnons
Aux armes compagnons
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-09-29 12:00 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- /LBR.ca / - Cette semaine, j’ai eu un privilège hors du commun, quelque chose qui arrive à l’occasion, oui, mais à moi c’était la première fois et j’ai été touché. En ouvrant mon PubliSac, j’ai eu l’immense joie d’y découvrir non pas un mais deux circulaires de Canadian Tire! Bon, c’est le même et alors? Je ne sais pas encore ce que je vais faire avec le second, j’hésite. Devrais-je en laisser un dans la salle de bain et l’autre dans le salon ou encore sous mon oreiller? Je pourrais peut-être le mettre aux enchères sur Ebay ou appeler la Brinks de venir le prendre pour le mettre dans un coffret de sûreté?
Je ne sais pas si tous les hommes sont comme moi, mais j’adore regarder le circulaire de Canadian Tire (pas comme le catalogue Automne-Hiver, mais presque). Je l’attends impatiemment le jeudi matin, je regarde par la fenêtre à l’affût du livreur de PubliSac, que dis-je du privilégié qui peut le voir avant tout le monde. Une place de gars… Ouais, de moins en moins, on y retrouve maintenant des bébelles de femmes! Des objets déco de la designer Debbie Travis, non mais pour qui elle se prend celle-là? Hier des articles de cuisine, aujourd’hui des objets déco et demain du maquillage, des serviettes sanitaires et des porte-jarretelles? NON ! Il faut monter aux barricades maintenant pour éviter des affrontements musclés entre hommes et femmes et une escalade de violence sans précédent. Si on bouge pas tout de suite, ça va faire comme les tavernes, on va perdre notre dernier lieu de recueillement réservé à nous.
Si vous pensez que l’Irak est en guerre, attendez de voir chère Debbie Travis!
De tout pour tous…
Gros scandale dans le fascinant monde de la culture hydroponique aux USA, on a trouvé la bactérie E.Coli dans les épinards… C’est Popeye qui doit être inquiet.
Les arbres commencent à rougir, les matins sont de plus en plus froids, mes réserves de gras sont à leur maximum (je l’espère…), je suis préparé à l’hiver alors l’automne peut s’installer pour de bon.
Plus qu’un mois avant que je rentre enfin dans ma nouvelle maison; à ce stade ci, mon logement n’a plus aucune qualité, j’y vois des défauts partout; tout m’énerve; du plancher de tuiles en passant par la maudite champelure qui dégoutte toujours jusqu’à la satanée porte d’entrée qui colle au cadre quand on veut l’ouvrir! Je suis plus capable…
J’attends vos commentaires impatiemment, ils ont été nombreux dernièrement, mais outre les courriels, vous pouvez les laisser sur le blogue à l’adresse : http://michelbouchard.blogue.ca/, question de les partager avec tout le monde! Vous pouvez aussi les faire publier sur LBR.CA; au plaisir de vous lire!
Ciao
MB
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• 22 septembre 2006 - J’ai hâte de partir!
J’ai hâte de partir!
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-09-22 18:18 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Mon nouveau voisin d’en bas vient d’acheter le bloc ou je demeure (j’emménage dans ma maison seulement le 28 octobre et j’ai très hâte en passant). Afin d’éclaircir son salon, ce gentil roumain à la chevelure de Mr. Net a jugé bon de retirer le mur porteur entre le salon et la cuisine, ce qui a fait baisser mon plancher de trois centimètres. Affolé, je descends le voir afin de comprendre pourquoi mon réfrigérateur avait changé d’emplacement de lui-même (j’imagine que le filet de porc avait peur) « Ça fait plou clair, plousse de lé souleil dédans la méson » Ben oui mon « chum » continue à enlever les murs porteurs tu vas en avoir beaucoup du « lé souleil dédans la méson ». Mais j’ai fait bien attention de ne pas l’ostraciser afin qu’il n’aille pas fusiller des innocents dans une école quelconque. Il semble que ce soit la théorie officielle du Globe and Mail et de madame Wong (Jan et non Yolande), il faut demeurer sur nos gardes… Toujours est-il que mon voisin est très travaillant, il commence ses rénovations vers 10 heures le matin pour finir vers 11 heures trente le soir!
Que j’aime m’endormir au son d’une scie circulaire qui frétille, entendre le doux son du marteau qui fracasse les murs de gypse langoureusement, la scie à céramique qui chante l’opéra… Et les chicanes de couple dans une langue qui m’est totalement inconnue… J’ai hâte de m’en aller dans ma maison…
Pense-bête
C’est fou ce que de voir les mêmes choses jour après jour banalise le quotidien. Je me suis acheté le plus voyant paquet de « Post-it » fluo possible afin de ne plus oublier les dates importantes et ils sont devenus tellement nombreux partout autour de mon écran d’ordinateur que je ne les remarque plus et j’en oublie les messages.
On me souhaite la Bienvenue!
En passant, un gros merci à la Ville de Pointe-Calumet pour leur accueil chaleureux envers moi et ma famille cette semaine. Très content de voir que ma présence chez-vous est au cœur de vos préoccupations. Comme le fait de m’envoyer un mini bottin téléphonique avec les services essentiels disponible aux « calumetpontois » ainsi que ma facture de taxe de Bienvenue que je reçois pour la première fois et qui comporte déjà des intérêts ainsi que des frais de retard… Je me sens vraiment désiré…
Bonne fin de semaine!
MB
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• 15 septembre 2006 - Le Zèle-veloppement durable
Le Zèle-veloppement durable
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-09-15 10:05 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca /- Le développement durable, ce n’est pas quand ma mère déballe ses cadeaux soigneusement et ramasse le papier de Noël usagé pour le réutiliser l’an prochain. Je qualifierais le terme de la façon suivante : répondre à nos besoins élémentaires actuels sans compromettre la capacité des générations futures d’en faire autant. C’est pourquoi le recyclage est important, comme le recyclage des bouteilles : collecter les bouteilles, les laver et les remettre sur le marché. Ne vous en faites pas, vous pouvez continuer à vous moucher avec du papier hygiénique recyclé, le procédé est différent de celui des bouteilles.
Cependant, quand on parle des bouteilles de vins qu’on devrait « consigner » je mets un bémol. Oui la majorité se retrouve dans les vidanges… Mais ces bouteilles là ne proviennent pas seulement de la SAQ (ou du dépanneur selon le cas), elles proviennent de France, d’Espagne ou d’Italie (dans mon cas)… Elles sont pratiquement toutes distinctes. Faudrait faire quoi? Les mettre sur un bateau et les renvoyer là-bas pour les faire remplir? Franchement, le pétrole nécessaire au transport pollue beaucoup plus que ces bouteilles là… Et si la consigne de ces bouteille est implantée, il en coûtera quelque chose pour s’occuper de cette tâche; qui payera, Paul Masson? Pas certain moi!
Quand un drame se déroule près de chez-soi !
Vivre en ville apporte tout un lot de différences marquantes par rapport aux régions. Plus de services à la collectivité, le transport en commun facile d’accès, les occasions de sorties (éducatives, festives et facultatives) sont plus nombreuses et plus variées. On a beau prétendre qu’au Sag-Lac, on a un Biodôme, on peut assister à du hockey de haut calibre et on a presque l’équivalent de La Ronde ce n’est pas le cas. Oui on a le Zoo, oui on a les Saguenéens et ne me parlez pas de Beauce Carnaval.
Disons que Laval c’est un peu comme St-Prime mais plus bâtit et légèrement plus populeux.
On a également plus de clodos (voir mon article précédent), plus de violence et plus de meurtres…
Cette semaine, comme tous les médias en ont légèrement fait mention, il y a eu une tuerie au collège Dawson, institution désormais célèbre mais autrefois totalement inconnue de 90% des québécois. Étrange façon de se mettre sur la « map » comme on dit.
Et pour ceux qui l’auront manqué en page d’accueil de LBR.CA, voici un petit texte qu’on m’a demandé de composer au lendemain de la tragédie:
Un monde sans violence...
Un mot cruel, un geste de défoulement, un regard méprisant… La violence est sournoise et prend plusieurs formes distinctes qui se fondent en un seul et même but : blesser. Mais si on remplaçait ce mot cruel par une parole gentille, ce geste de défoulement par une tape dans le dos et ce regard méprisant par un sourire réconfortant, tout le monde ne s’en porterait que mieux.
La violence, c’est l’affaire de tous et chacun. Par des gestes simples, on ne changera pas le monde, mais on contribuera à le rendre plus beau. Plutôt que d’utiliser le dicton « La violence engendre la violence », utilisons celui qui dit : « Le sourire est contagieux ». L’intolérance n’a qu’une seule raison d’être et c’est envers elle-même, pensez-y!
Allez, sur ces belles paroles, Ciao!
Lisez-mon blogue et j’attends vos commentaires!
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• 8 septembre 2006 - Les clodos…
Les clodos…
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-09-08 13:59 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Une réalité à laquelle les gens des régions ne sont pas vraiment familiers, c’est la présence de sans-abris et de squeegees sur les coins de rues des artères principales. À Alma, on en rencontre un ou deux dans une vie et plus souvent qu’autrement, les gens lui donnent affectueusement un surnom du genre « Le Curé », « Roger Bon Temps » ou bien encore « Ti-Pierre la bouteille ». Mais à Montréal, on ne parle pas « du quêteux du village » mais d’une véritable horde de « Sans-le-sou ».
Évidemment, la plupart du temps, ces gens n’ont pas eu de chance ou sont dehors à cause de la dés institutionnalisation. Mais il y a aussi les marginaux; ceux qui ne veulent pas s’en sortir Ils méprisent toutes les lois à part celle du moindre effort. À tous coups, ils passent et demandent la charité. Certains manquent pas mal d’imagination il faut l’admettre… « S’cusez monsieur, il me manque 25 sous pour prendre l’autobus… » Moi il me manque 15 000$ pour me bâtir un garage, j’écœure pas le monde avec ça! L’autobus pour aller où au fait? Quêter dans un autre arrondissement. Non-merci, je préfère payer de l’impôt!
Monsieur météo
Vous pouvez me faire confiance à ce sujet, il va faire très beau, chaud et ensoleillé durant les prochains jours. Oui c’est garanti, on va avoir quelques belles journées chaudes d’ici la tombée des feuillages. Pourquoi?
Simple, j’ai désinstallé mes climatiseurs et à chaque fois c’est la même histoire, on crève durant la semaine suivante…
Allez, lisez mon blogue et Ciao!
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• 1 septembre 2006 - Mon fiston commence l’école
Mon fiston commence l’école
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-09-01 09:47 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Ça s’est passé cette semaine, un beau matin anodin, calme, ensoleillé. Après avoir bu mon café, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai refoulé mes sentiments. Je suis assez grand pour affronter ce genre de chose. Je l’ai habillé, j’ai préparé son lunch et lui ai dit : « Fais ça comme qu’y faut mon grand… » Il a levé les yeux et m’a dit : « Tu vas t’ennuyer de moi papa! » C’est fait, mon garçon a commencé l’école!
Il était plutôt étrange le sentiment qui m’envahissait ce matin là. Voir ce petit bonhomme souriant avec un sac sur les épaules. Un sac gigantesque sur ses menues épaules devrais-je dire. Il s’est engouffré dans l’autobus sans même embrasser sa mère… (difficile à vivre pour un cœur de maman). L’avant–midi fut long, une matinée très très longue. Puis il est revenu à la maison vers midi et des poussières. Le mine déconfite, il s’est approché de moi et m’a dit tout de go :« Ah non! Papa, tu sais pas quoi? J’ai un devoir à faire, c’est plate ça! ». Son devoir : décorer une boite à chaussures en carton (il est à la maternelle). Il s’est plaint des devoirs à sa toute première journée d’école; bienvenue dans le monde scolaire fiston, patiente quelques années, fais bien tes devoirs et tes leçons et après ce sera fini les études, les travaux et tu pourras ne faire que la fête soir après soir, oui tu auras ta récompense : le Cégep!
Ironiquement, le lendemain de cette « première journée » mon grand Vincent jouissait de sa première journée pédagogique. « Ça fait du bien un congé hein papa? » Au total, il est allé cinq ou six heures à l’école dans sa vie. Savez-vous ce qu’il a appris en premier? « Quand y a un rond autour du chiffre dans le calendrier, c’est parce que c’est une journée « pégadogite »! » Il apprend rapidement, il retient de son père.
Et comme c’est maintenant le cas pour tous les enfants qui commencent la vie scolaire, il a fallu mettre la main dans notre poche, je dirais même plus, mettre les mains dans nos poches. Quand ils disent êtes-vous prêts pour la rentrée, ils parlent probablement de la rentrée des factures de cartes de crédit.
Pour être franc, je crois qu’il va se plaire dans cette école; le hic, c’est qu’on emménage dans notre nouvelle maison à la fin octobre, il devra donc changer tout de suite après seulement deux mois; à ce sujet il m’a dit : « Mes nouveaux amis vont être tristes quand je vais partir! ». À dire vrai, mon fils est assez nombriliste, mais il vient d’entrer dans le monde scolaire et ça me donne un coup de vieux je crains.
Allez, salutations!
J’ATTENDS VOS COMMENTAIRES
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• 28 août 2006 - Ah les vacances !
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-08-27 14:48 - Chronique
- / LBR.ca / - J’ai finalement visité la Gaspésie, la seule région que je n’avais pas encore vue au Québec. C’est très joli comme coin de pays. J’ai eu la chanson de « La p’tite grenouille » dans la tête tout au long du parcours. 3240 kilomètres de route en neuf jours, de belles vacances.
Ce qui me fait drôle, c’est d’entrer dans les boutiques souvenirs. Sur quinze boutiques, on y retrouve inlassablement les mêmes choses. : Des statuettes de marins en plâtre mal coloré, des petits bateaux en bois genre modèle réduit, des roches polies ou encore des étranges personnages indescriptibles fabriqués en coquillages… En fait, si on veut un souvenir de la Gaspésie, il faut mettre le prix, parce qu’à moins de 40 dollars, tout ce qu’on peut avoir, c’est des assiettes peintes ornées du Rocher Percé « Made in China » ou des choppe à bière avec un phare d’imprimé dessus et la mention « Handmade from Turkey-Main-fabriquée de dinde ».
Outre ces petits détails, tout a été parfait ! À part le camping. J’ai remarqué une chose, dans une tente, quand il vente on dort mal, quand il pleut on dort mal, quand il fait froid on dort mal, quand il fait trop chaud on dort mal, quand la température est parfaite il y a des mouches alors on dort mal… Donc on dort plus ou moins (mais moins que plus) 5 heures par nuit. C’est épuisant les vacances ! Heureusement, on s’est amusé ferme là-bas : bonne bouffe, bon vin, bonne compagnie, qui dit mieux?
Le retour à la maison avec une nouvelle d’envergure Je viens d’aller signer pour l’achat de ma maison! Ça y est, je suis propriétaire d’un bungalow et dans le 450 de surcroît. Je m’américanise au maximum! J’ai la maison à palier, l’asphalte neuve, le cabanon avec les outils dessinés au crayon feutre pour les remettre à la bonne place, une petite fontaine extérieure, des lumières dans mon parterre, un paillasson « Home sweet Home » et un boyau d’arrosage à rangement automatique. Il ne manque que le chien, un ou deux flamands roses et la tondeuse à gazon manuelle les dimanches matins, mais ça va venir! D’ailleurs, j’ai acheté un kit de bermudas à motifs avec la chemise assortie! J’ai tellement hâte de faire des barbecues en prenant une Miller Lite.
Allez, à la semaine prochaine !
CIAO
MB
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• 31 juillet 2006 - Les vacances…
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-07-31 13:42 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Enfin les vacances arrivent; plus que quatre jours. L’été achève, il était temps! Dimanche, j’ai signé l’achat de ma maison, elle est très bien. Un style préfabriqué des années quatre-vingt-dix : gris, noir et blanc, avec un beau terrain orné d’une petite fontaine qui fait « pschhhhhhhhh » et qui sent bizarre. C’est ma plus grosse dépense (après ma voiture et la machine à voyager dans le temps défectueuse achetée à un Californien malhonnête sur Ebay, heu… là je raconte des âneries). Parlant de dépense, il paraît qu’au Japon, il est possible de prendre une hypothèque étalée sur 100 ans. Ça fait un bel héritage à laisser à ses enfants ça, une dette intergénérationnelle. Un autre beau cadeau empoisonné d’une génération trop choyée. D’ailleurs à regarder l’état des finances et la dette nationale, c’est pas mal ce qu’on est en train de faire, ça me donne des boutons quand j’y pense.
Parlant de boutons, le monde des allergies est un sujet qui me touche passablement. Selon des tests que j’ai passés lorsque j’étais adolescent, je suis allergique à plus de 50 choses. Du pollen en passant par les chats, de l’écorce de bouleau en passant par les cerises, les kiwis et les pommes (non, ce n’est pas en référence à cette émission culinaire estivale un peu misogyne de Radio-Canada, celle avec Francis Reddy et le Survenant). Par déduction, je suis également allergique au cyanure, à l’arsenic, au gaz de moutarde ainsi qu’à la bière (généralement, je régurgite quand j’en prends plus de 11 bouteilles, étrange non?). Il me semble qu’auparavant, les allergies n’existaient pas, c’est devenu une mode répandue en même temps que le velcro et les micro-ondes; drôle d’invention.
Pour revenir à mes allergies, j’avoue ignorer totalement le goût des pommes, des kiwis, des cerises, de l’écorce de bouleau et des chats! Est-ce que ça manque à ma vie ? Pas du tout. Mais c’est un autre monde pour moi, voir quelqu’un croquer dans une pomme m’intrigue toujours car c’est un geste que je ne pourrai probablement jamais poser, c’est hors de mon contrôle.
Sur ce, souhaitez-moi bonnes vacances, et on se reparle dans trois semaines!
Ciao
Michel Bouchard
Bic22@hotmail.com
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• 25 juillet 2006 - La vie est drôlement faite…
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-07-25 10:11 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - J’ai magasiné un peu les maisons ici à Laval, laissez-moi vous dire que c’est de la pure folie. Les prix sont aussi gonflés que les agents immobiliers. C’est qu’avec l’arrivée du métro en janvier 2007, la valeur des résidences a doublement doublé. Difficile à comprendre toutefois, puisque selon l’étude d’expert « Moi Michel B. je pense que… » Laval devrait se remplir de « crottés » avec l’arrivée de ce métro, mais bon, ce n’est pas moi qui fixe les prix.
Je dois donc me rabattre sur la Rive-nord pour trouver un toit. Encore là, les maisons sont très dispendieuses, 180 000$ pour un bungalow dont le sous-sol est entièrement à refaire, c’est pas mal exagéré, mais on a pas le choix semble-t-il.
Prendre de l’âge
Mon garçon termine la garderie officiellement (et pour de bon) la semaine prochaine. Il se prépare pour la rentrée (pas la rentrer, la rentrée…) et ça me laisse une drôle d’impression, comme si je prenais un coup de vieux. J’ai atteint la trentaine le 20 juillet dernier et j’ai amorcé cette nouvelle décennie avec énormément d’appréhension. Que se passe-t-il au crépuscule de la trentaine? Suis-je sur la bonne voie? Quand sait-on si on est en route pour réussir sa vie? Ai-je profité entièrement de la vingtaine? Les vingt livres en trop vont-ils enfin fondre ou je vais en ajouter d’autres d’ici la quarantaine? Et puis m… (le mot en cinq), qu’est-ce que ça fout d’avoir trente ans? Rien, dans la nuit du 19 au 20 juillet, je n’ai pas vieilli d’une année, j’ai vieilli d’une journée; ce n’est qu'un chiffre après tout!
Ciao
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• 17 juillet 2006 - J’ai passé la fin de semaine au Lac-St-Jean
Michel Bouchard, Le beluet en exil
2006-07-17 16:56 - Chronique
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Un panneau routier semblait me souhaiter la bienvenue!
J’ai passé la fin de semaine au Lac-St-Jean; je ne me rappelais pas à quel point le lac était beau et majestueux lorsque l’on quitte la 155 pour entrer dans le « Royaume ». D’ailleurs, j’ai bien rigolé en arrivant; tout de suite après m’être engagé sur la « Route du Lac », un panneau routier semblait me souhaiter la bienvenue!
Toujours accueillante ma région! Et les étoiles… Ici à Laval, on voit très peu d’étoiles le soir, c’est à cause de la pollution lumineuse et du « smog » de Montréal, mais au Lac-St-Jean, le ciel est resplendissant en tous points. Avec la « mondialisation des régions » à Laval, on peut maintenant manger du fromage Boivin et du Perron fort, mais pas du St-Laurent et franchement, il est succulent. Il fait « couick-couick » comme c’est pas possible, ça m’a manqué… Vivement un accord de libre échange entre Alma et la Rive-Nord. Pour ajouter un peu de nostalgie, ma mère avait fait une « tourtière du Lac », elle était délicieuse; j’ai terminé mon parcours gourmand avec du chocolat aux bleuets acheté dans un dépanneur de Chambord.
Je dois cependant avouer que je ne m’ennuyais pas des moustiques! Ouf ! Ici on a des blattes grosses comme des pruneaux, des coquerelles rapides comme des F-1, des perce-oreilles plus effrayants que Freddy Krueger mais les maringouins ne nous vident pas d’un demi-litre de sang quand on chante autour du feu… Mon garçon a l’air de l’homme éléphant tellement il s'est fait piquer; à le voir, on dirait que je l’ai lavé à « spin » avant de l’essorer et de l’étendre! Pauvre petit…
Ciao
Michel Bouchard, Le beluet en exil.
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• 11 juillet 2006 - Cinq étoiles mon œil !
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-07-11 10:21 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - J’ai passé quelques heures dans un camping en fin de semaine; un camping cinq étoiles ! « Nous sommes classés dans les trois premiers au Canada et dans la première quinzaine en Amérique du Nord monsieur… » m’a gentiment raconté le responsable qui me conduisait en voiturette de golf jusqu’au terrain où se trouvait la roulotte de mon frangin.
Mais l’énumération de la réglementation m’a vite fait déchanter : interdiction de faire des feux à l’exception des deux zones spécialement aménagées, l’accès à la piscine est plus que restreint et il y a couvre-feu à 11 :00 heures! Allô? Y a-t-il un service au numéro demandé? Quand on est en vacances, c’est justement pour ne pas se faire dire quoi faire; ce qui est le cas durant les 50 autres semaines de l’année.
Un camping où les enfants sont regardés comme des extraterrestres où les retraités prennent le temps de retirer chacun des boulons de roue d’un VR d’un demi-million de dollars pour mieux les faire reluire (et c’est véridique). Qui donne les étoiles pour le classement des terrains de camping, le club de l’âge d’or de Repentigny?
Un brin de poésie philosophique
Ode aux méchants
Le sixième jour, Dieu créa l’homme, et de ce fait, naquit le méchant.
Oui, Dieu, en achevant son œuvre, créa le méchant, or, celui-ci n’avait rien demandé à personne, il vivait avec les siens, reculé dans un monde à part, il ne parlait pas, ne jugeait pas, n’insultait personne, il menait une vie modèle, sans histoire quoi !
Dieu se questionna alors : Pourquoi le méchant n’est-il pas méchant ?
Il eut alors une idée, et si le méchant n’était pas méchant tout simplement parce qu’il n’y avait pas de personnes à qui dire des méchancetés ?
Dieu y songea longtemps, hum… « Clic » Voilà, je vais apporter aux méchants une raison d’être et de vivre !
Et Dieu créa le moche, oui l’être hideux qui permettrait aux méchants de faire ce pourquoi ils étaient de ce monde ! Mais Dieu n’étant pas satisfait, trouvant le méchant insuffisamment méchant, créa, à partir d’un brin de Q.I. d’un moche ce qui deviendrait le point tournant de l’humanité : le con.
Encore aujourd’hui, les méchants ont, grâce à Dieu, ses moches et ses cons, une raison de vivre qui, se renouvelle constamment, puisque les moches et les cons, se reproduisent souvent.
Ciao
Michel Bouchard
Bic22@hotmail.com
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• 4 juillet 2006 - Tu parles d’une mauvaise idée…
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-07-04 09:38 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - Ah la fête du Canada ! Également appelée fête du déménagement… Quelle mauvaise idée que de choisir un jour férié comme jour de déménagement. Les dépanneurs font des affaires d’or en vendant un rouleau de « tape » six dollars-cinquante et les épiceries se font un plaisir de nous dire : « Non y reste plus de boîtes en carton, on les a jetées au conteneur hier monsieur! ».

Parce que vous le savez aussi bien que moi, quand on déménage, on a besoin de toutes sortes de choses auxquelles on avait pas pensé. Une bâche par ici, des élastiques à crochets par-là, quelques clous pour réparer une moulure arrachée par le passage du frigo et quelques vis pour fixer le miroir à la commode (mais ou diable les avais-je rangées ces satanées vis quand j’ai « démanché » le miroir?). TOUTES les quincailleries sont fermées, ce jour là, leur slogan c’est : « Tsé les gants « cheap » en cuir gris avec un morceau de tissus mauve rayé jaune au-dessus du poignet qui déchirent quand tu te gratte trop fort? Ben chez Réno on va n’avoir demain! ».
UN COUP DE VIEUX
En faisant le ménage du cabanon vendredi, j’ai trouvé une machine à écrire; oui oui, une Dactylo! Mon fils m’a demandé
- Papa, pourquoi on a une vieille caisse enregistreuse, c’est pour jouer au magasin?
- Non fiston, c’est une machine à écrire!
- On branche ça comment?
- Nulle part c’est pas électrique.
- Il est ou l’écran?
- Y’en a pas, on écrit directement sur une feuille et ensuite on essaie d’aligner les caractères mais finalement on met du « liquid paper » partout et on salope tout notre travail et là on voit qu’on a mal paginé alors on fait un retour de chariot pour pouvoir…
- C’est poche…
- Laisse tomber mon grand, viens on va aller regarder un DVD sur ta télé à cristaux liquides.
Ciao
Michel Bouchard
Bic22@hotmail.com
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• 26 juin 2006 - J’ai gagné un million !
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-06-26 11:42 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
- / LBR.ca / - J’ai gagné le jackpot ! Oui oui, j’ai reçu mon chèque jeudi dernier. Payez à l’ordre de Michel Bouchard : un million de dollars. Moi Michel Bouchard millionnaire. Je pensais jamais gagner mais oui j’ai gagné. J’suis tellement chanceux. Suffit juste de renvoyer la lettre avant le 23 juin avec mon abonnement à Reader’s Digest… Bon, gagnant potentiel mais gagnant quand même.
C’était écrit dans la lettre : Le fait que vous soyez en possession de ces importants documents prouve que votre chance de gagner pourrait bientôt être confirmée à 100 %…
Et qu’après un processus de recherche informatique, le nom de M. Michel Bouchard (moi), a été minutieusement considéré, scruté confidentiellement et analysé en détail avec succès. Je fais partie du mince 3 % des québécois qui ont cette opportunité unique de se voir éventuellement accorder le statut de gagnant potentiel.
Tout ce que j’ai à faire est très simple : prélever la clé jaune collée à la carte orange jointe aux chèques et portant la mention « important ». Soulever le rabat de l’enveloppe réponse « Millionnaire » pour découvrir trois cases dorées et trois cases argentées ainsi qu’un tableau de vérification. En se servant de la clé, grattez toutes les cases présentes. Trouvez un numéro correspondant à celui de la clé bleue et retournez celle-ci dans la pochette marquée : « Envoi unique ». Retirez ensuite de la carte l’étiquette « traitement privilégié » et apposez-là sur l’espace prévu à cet effet sur la case rose de l’enveloppe verte au recto de la mention OUI JE VEUX ÊTRE RICHE. De ce fait, vous aurez une chance supplémentaire de participer à la chance des éventuels gagnants à la participation de gagner une voiture de l’année d’une valeur de 35 000 $. Peux-tu être moins concis, je suis pas certain d’être suffisamment confus?
L’art de se mettre dans le trouble ou Paris Folies…
José Théodore défraie encore les manchettes; cette fois c’est avec Paris Hilton. On pourra en faire une trilogie cinématographique… An American in Paris, Forget Paris, Paris Is Burning…
Célébrons le patriotisme Sagueno-Jeannois
Quel bonheur de retourner au travail un lundi matin, lendemain d’un congé de trois jours à cause de la Saint-Jean Baptiste; prêt à attaquer une semaine de seulement quatre jours à cause de la fête du Canada… On devrait peut-être inventer la journée SagLac (la Saint-Alexis-le-Trotteur ou la Saint-Mario-Tremblay) et la fêter le 17 juin, question d’avoir trois petites semaines de suite et autant de congés fériés…
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• 19 juin 2006 - Confession publique…
Michel Bouchard - Un beluet en exil
2006-06-19 11:11 - Chronique
Cet article fait partie du dossier spécial Bleuets sans frontières.
-Le camping; quoi de mieux que la nature pour se revigorer et reprendre forces et esprits? Vous ai-je mentionné que je suis du type casanier qui préfère dormir dans un lit et me laver à l’eau chaude? Je n’ai jamais fait de camping de ma vie; je ne suis pas un pro nature et je tremble à l’idée de ne pas avoir accès à internet pour plus de douze heures.
Cet été, lors de la deuxième semaine du mois d’août, pour la première fois de ma vie, je prends des vacances et je sors un peu, loin de mon Laval d’adoption. Je pars un peu plus d’une semaine pour faire le tour de la Gaspésie; la seule région que je ne connais pas du tout à travers le Québec. . J’ai donc acheté le matériel nécessaire pour passer une belle semaine loin de tout le train-train quotidien : tente, matelas, glacière, etc. Les vendeurs de matériel de camping sont des types particuliers. J’explique à ce gentil garçon un peu granola que je dois acheter une tente afin de ne pas payer l’hôtel et tout le tralala. Il était prêt à me faire hypothéquer mon cabanon pour me procurer ce dont j’avais besoin… Allo? Si je voulais investir 3 000 dollars, ce n’est pas en Gaspésie pour dormir dans une tente que j’irais passer mes vacances, c’est plus loin, plus dans le sud et dans un hôtel…
Pourquoi ils essaient toujours de nous vendre des sacs de couchage qui résistent jusqu’à moins quarante degrés? Quand y fait moins quarante, on couche pas dehors le grand! L’été, dans une tente en toile de surcroît, y fait quarante au-dessus de zéro, pas en dessous; peut-être qu’ils devraient inventer un sac de couchage climatisé, ça serait plus pratique.
Mon ancien travail me permettait de voyager partout à travers le Québec, de la Baie James jusqu’en Abitibi, de la Côte Nord en passant par la Mauricie… Mais je n’avais pas vu la Gaspésie encore. À part la roche avec un trou, je ne sais même pas ce qu’il y a à visiter.
Mais en pensant à tout ça, je me suis rendu compte que je n’avais pas tout visité dans ma propre région… Je n’ai jamais amené mon fils au Zoo de St-Félicien, je n’ai jamais vu le Trou de la Fée et la dernière fois que j’ai mis les pieds à Val Jalbert, je devais être en troisième année. Suis-je un traître pour ma région d’origine? Non, je clame haut et fort à qui veut l’entendre que je suis un « Beluet ». Mais je dois me rendre à l’évidence, quand quelqu’un me dit : « Ah oui, tu viens du Saguenay-Lac-St-Jean! J’y suis allé récemment et le Fjord est d’une beauté saisissante, la Fabuleuse Histoire d’un Royaume est géniale, que dire du bateau La Tournée et les femmes sont si belles… » À part pour les femmes, ce type semble en connaître davantage que moi sur mon lieu de naissance! Je promets d’y remédier sous peu; promesse de scout!
Ciao

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